Gérer les nuisances sonores en France : Guide pour locataires et propriétaires

Vivre dans les magnifiques stations de ski françaises offre des paysages époustouflants et une vie communautaire animée, mais cela peut aussi entraîner des défis comme des voisins bruyants – qu’il s’agisse de fêtes tardives, d’aboiements de chiens ou de cliquetis d’équipements de ski.

Comprendre la législation française sur les nuisances sonores est essentiel pour préserver l’harmonie.

Selon la réglementation française, un bruit est considéré comme un « trouble anormal de voisinage » s’il est intense, répétitif ou prolongé, perturbant la tranquillité d’autrui. Cela s’applique jour et nuit, bien que les bruits nocturnes (22h-7h) soient plus strictement sanctionnés.

Des arrêtés locaux pris par les maires ou préfets peuvent préciser des restrictions, comme l’interdiction de travaux bruyants le dimanche.

Du point de vue du locataire :

Vous avez droit à une « jouissance paisible » du logement loué, comme le prévoit le Code civil et la loi du 6 juillet 1989.Voici les liens officiels de Légifrance (la base de données légale du gouvernement français) :Code civil (version consolidée) :


https://www.legifrance.gouv.fr/codes/texte_lc/LEGITEXT000006070721/

Ce lien pointe vers la version consolidée complète du Code civil sur Légifrance. Pour les questions de nuisances sonores (troubles de voisinage, y compris nuisances sonores) du point de vue locataire/propriétaire, concentrez-vous sur ces articles clés :Article 1253 (dans le Chapitre IV : Les troubles anormaux du voisinage) :

C’est l’article central sur les « troubles anormaux de voisinage ». Il établit une responsabilité stricte pour quiconque (propriétaire, locataire ou occupant) causant des troubles excessifs comme un bruit intense, répétitif ou prolongé dépassant les inconvénients normaux de voisinage. Cet article a été codifié en 2024 mais reflète une jurisprudence de longue date.


Lien direct vers la section
: https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070721/LEGISCTA000049419511/#LEGISCTA000049419511
(Lien direct vers l’article : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000049423788)

Article 1719 (dans le Titre VIII : Du louage, Chapitre II : Du louage d’immeubles) : Cet article définit les obligations du propriétaire, notamment assurer la « jouissance paisible » (jouissance paisible) du bien au locataire, en le protégeant contre les vices ou troubles (y compris ceux provenant de tiers, comme des voisins bruyants).Pour les obligations correspondantes du locataire (utiliser le bien paisiblement et ne pas troubler autrui), consultez les articles 1728 et suivants dans le même chapitre.


Le Code civil est long, utilisez donc la table des matières sur la page (recherchez « Livre III » > « Titre VIII » pour les baux, ou directement « Article 1253 »).

Ce sont les dispositions les plus directement pertinentes pour les plaintes liées aux nuisances sonores en location.Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs (la loi clé régissant les relations locataire-propriétaire en France, souvent appelée « loi du 6 juillet 1989 ») :
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000509310En cas de nuisances subies, quelques suggestions :Parlez à la personne bruyante ou envoyez une lettre simple décrivant le problème.

Contactez l’ANIL – l’agence nationale pour des conseils gratuitshttps://www.anil.org/lanil-et-les-adil/votre-adil/Si cela reste sans effet, passez à une lettre recommandée (mise en demeure) exigeant l’arrêt des troubles.Informez votre propriétaire, qui a l’obligation d’intervenir.Rassemblez des preuves comme un journal des nuisances, des enregistrements ou des témoignages.

  • Contactez les autorités.

  • Appelez la police pour une constatation immédiate, pouvant entraîner une amende de 68 à 180 € pour l’auteur.

  • Pour les problèmes persistants, demandez une médiation gratuite auprès d’un conciliateur de justice ou de la commission départementale de conciliation.Si nécessaire, saisissez le tribunal local pour obtenir des dommages et intérêts ou l’arrêt des nuisances ; un commissaire de justice peut établir un constat officiel.

  • Les plaintes infondées risquent des sanctions, donc documentez soigneusement.Les propriétaires, quant à eux, sont responsables des agissements de leurs locataires. Une fois informés (par courrier recommandé des victimes), ils doivent agir rapidement pour faire cesser les troubles, sous peine d’engager leur responsabilité.

  • Cela inclut avertir les locataires, poursuivre une médiation ou même résilier le bail si les nuisances violent le contrat – notamment avec une clause résolutoire pour bruit. Un manquement peut entraîner une condamnation à des travaux d’insonorisation ou à des indemnités. Les bruits quotidiens normaux n’engagent pas la responsabilité, mais les excès (par exemple, musique répétée ou forte) oui.

    Pour plus de conseils, consultez les ressources officielles du gouvernement français sur les bruits de voisinage :

  • Français : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F612

  • Anglais : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F612?lang=enet sur les responsabilités des propriétaires :

  • Français : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F31522

  • Anglais : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F31522?lang=en

  • Agences locales ADIL – Agence Départementale d’Information sur le Logement – Agences offrant des conseils gratuits sur les litiges locatifs, y compris les nuisances sonores ; trouvez la vôtre via le site national ANIL – anil.orgEn traitant les problèmes tôt, les résidents préservent le cadre serein des Alpes que nous apprécions tous.

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